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SAGA, coaching individuel en lisière de forêt

« Cette histoire est d’abord celle d’un chemin intérieur devenu espace d’accompagnement. Et, à travers lui, celle d’un lieu. »

Épisode 1 : UN MONDE SATURÉ... ET POURTANT VIVANT ​​

Nos vies sont saturées d’information, de connexion, d’incertitude, de confusion.
Et pourtant, elles sont aussi traversées d’éclats de rire, de gestes de solidarité, de fraternité, de pensées hors des clous.

Nos vies — comme celles des autres vivants — sont aussi soumises à des formes de prédation, guidées par une concurrence absurde où l’humain et le vivant deviennent des moyens plutôt que des fins.

Les organisations, inscrites dans l’espace économique, sont dirigées par des êtres humains : parfois héroïques, souvent humbles, parfois perplexes. En transformation, dans un environnement qui peut faire perdre pied - les pieds sur terre.

Aux origines : créer un espace de dialogue ​​

La création de SAGA est un chemin commencé il y a dix ans, lorsque j’ai fondé L'ATELIER DES DIALOGUES à Clermont-Ferrand.

Je savais déjà qu’il s’agissait d’une première étape : quitter Paris, me rapprocher de la montagne tout en restant citadine, créer un lieu pour accueillir du collectif et accompagner individuellement des dirigeants.

L’idée d’un espace professionnel ancré dans la montagne était déjà là, en germe.

Marcher pour penser autrement 

​​
À Paris, j’avais commencé à expérimenter le coaching en marchant, notamment sur La Promenade Plantée, de Bastille à Vincennes.

Marcher côte à côte change la qualité de présence : moins de regard frontal, plus de compagnonnage.
Le rythme ralentit, la créativité circule.

Observer — de loin ou de près — fleurs, arbres, insectes, architecture, devient un support.
Un objet transitionnel.
Des ponts apparaissent entre ce qui est vu et les situations complexes.

La forêt comme modèle ​​

Quelques années plus tard, à Clermont, Pierre Gérard et Charles-Étienne Dupont m’invitent à co-créer l’aventure du sylvomimétisme : s’inspirer des arbres faisant forêt, avec tout leur écosystème.

Cette rencontre a approfondi mon goût pour le coaching en marchant, cette fois en forêt, avec une attention particulière aux questions de performance et de complexité.

Cela peut sembler paradoxal. Pourtant, l’écart entre permaculture forestière et industrie forestière est saisissant.

Les analogies avec l’entreprise éclairent autrement :

  • le temps

  • les objectifs

  • la diversité

L’imaginaire comme boussole 


En tant qu’écrivaine d’écologie-fiction, j’ai exploré d’autres formes de gouvernance, de vie familiale, de travail.

Cet imaginaire a nourri un désir : créer un lieu de coaching alternatif.

Habiter un lieu professionnel autrement : les tiny houses


Attirée par le nomadisme, j’ai choisi un habitat sur roues.

Je voulais aussi offrir du beau : un espace en bois, aux finitions soignées, pour celles et ceux que j’accompagne.

Très vite, le projet de deux tiny houses s’est imposé :

  • une pour accueillir la personne en coaching

  • une pour travailler, échanger, partager les repas

Le choix du local et du vivant 


J’ai d’abord envisagé de me tourner vers une entreprise experte en construction de tiny houses. 

Mais leurs ateliers étant éloignés, cela ne correspondait pas à mon intention : travailler avec des artisans et des bois locaux.

J’ai alors contacté Pascal Estier, architecte de L'ATELIER DES DIALOGUES.

Il possède ce qui m’est essentiel :
une compréhension des enjeux anthropologiques, une expérience pionnière de la construction bois, et une connaissance fine des questions environnementales et de gouvernance complexe.

Avec lui, et sa collaboratrice nous avons conçu les tiny.

Un espace pour contenir et relier


Pour le lieu de coaching, j’ai très vite posé une intention : un espace rond, inscrit dans le rectangle de la tiny.

Pourquoi ?
Parce que le cercle sécurise.
Il contient, concentre, soutient le dialogue.

Je voulais aussi rendre perceptible un axe vertical, un lien terre-ciel.
Restait à trouver comment.

L’inspiration Kogi 


En 2023, lors d’un séjour chez des amis artistes en Haute-Marne, je découvre une yourte Kogi construite par Clara Cornil et David Subal.

Le plafond, en bois, en forme d’ellipse, me frappe par sa beauté.

Je demande à Pascal et Lucile de s’en inspirer pour créer un plafond avec un puits de lumière central.
Ils croisent cette référence avec celle des plafonds d’églises en bateau renversé.

Un fil ancien


Ce lien avec les Kogis ne vient pas de nulle part.

Vingt ans plus tôt, j’étais engagée dans SOL France (Society for Organization Learning)
J’y côtoyais Étienne Collignon qui avait invité des représentants Kogis à rencontrer un comité de direction chez Solvay.

Depuis, je suis le travail d’Éric Julien.  Son livre Le chemin des pierres qui parlent, où dialoguent savoirs scientifiques et regards Kogis sur la montagne de la Drôme est passionnant.

SAGA : une inspiration Kogi 


C’est dans ce livre que j’ai trouvé le nom SAGA.
 

En langue Kogi, cela signifie :
« Change ton rêve et tu te transformeras, ainsi que ton rapport au monde. »

Faire advenir un lieu


Peu à peu, tout s’est assemblé :

  • le cadre physique

  • le cadre mental

  • l’esthétique

  • l’esprit

  • et l’émotion du projet

Mais ce chemin n’a pas été sans embûches.

À suivre : apprendre la patience.

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À suivre prochainement : Épisode 2 - Apprendre la patience
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