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SAGA, coaching individuel en lisière de forêt

« Cette histoire est aussi celle d’un chemin semé d’embûches qui m’ont appris la patience. »

Épisode 2 : APPRENDRE LA PATIENCE​​​
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Un projet ancré dans un cadre réglementé ​​​


Peut-être le savez-vous, ou pas, mais les tiny houses s’inscrivent dans un cadre réglementaire précis.
Il n’existe pas de statut unique : selon leur usage et leur installation, elles peuvent être considérées comme un habitat mobile, une résidence légère ou une construction.

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Contrairement à une idée reçue, il est possible d’installer une petite structure dans son jardin, mais cela nécessite généralement une déclaration préalable dès lors qu’elle dépasse 5 m², et un permis de construire au-delà de 20 m².

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Enfin, une tiny house mobile peut être stationnée sans formalité pendant une durée limitée (moins de trois mois). Au-delà, des démarches administratives deviennent nécessaires, même si elle reste sur roues.

Un territoire de cœur : le Livradois-Forez 


J’ai choisi d’installer les tiny dans une région que j’affectionne particulièrement : le Parc naturel régional du Livradois-Forez.

 

Pourquoi là ? Parce que j’y suis engagée depuis 2018, bénévolement, en tant que co-présidente de l’association Les Monts Qui Pétillent (avouez que le nom est magnifique !).

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Cet engagement m’a reliée à des personnes profondément investies dans des sujets essentiels : l’espace de vie sociale, la mobilité, l’alimentation et le soin, au cœur de cette montagne auvergnate.

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Faire sa place, pas à pas ​​​
 

SAGA est une activité saisonnière, d’avril à octobre.

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Cela implique deux défis :

  • Obtenir des autorisations pour déplacer les tiny,

  • Trouver un lieu d’accueil adapté.​


Pas à pas, j’ai construit une relation de confiance avec le Conseil municipal et la Communauté de communes. Cette dynamique a abouti, en 2026, à la signature d’une convention.

Des rencontres qui façonnent le projet
 

Les rencontres amicales ont joué un rôle déterminant.

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Elles m’ont permis de découvrir le courage de jeunes paysans qui font le pari du bio et de la traction animale.

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Deux collaborations ont émergé :

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  • Une ferme spécialisée dans les plantes transformées en hydrolats et huiles essentielles, accompagnée de deux juments,

  • Une ferme de maraîchage bio, où vivent trois ânes magnifiques.

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Depuis fin avril 2026, les tiny sont installées dans la ferme de maraîchage, sur une prairie ouverte, face à une colline où ondulent trois peupliers allongés.
À l’heure où j’écris ces lignes, elles sont en cours de finalisation.

De l’idée à la matière


Le cadre juridique, les plans d’architecte et l’implantation ont été étudiés, élaborés, réalisés en parallèle.

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La construction, elle, a démarré en avril 2025, dans l’atelier du charpentier, à 1 000 mètres d’altitude.

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Pour ce prototype, le choix des artisans s’est fait selon plusieurs critères :

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  • La proximité,

  • L’excellence,

  • La qualité d’écoute (envers moi et l’architecte),

  • La capacité à proposer,

  • L’adaptabilité face à l’imprévu,

  • Et l’envie de s’engager dans cette aventure inédite.

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Je leur suis profondément reconnaissante. Le résultat en témoigne.

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Depuis 2023, je tisse des liens, j’accompagne le chantier avec l’architecte, et je donne progressivement forme à ces tiny houses.

Apprendre la patience 


Pourquoi parler d’embûches et de patience ?

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Parce que ce projet m’a obligée à lâcher prise.

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Habituellement, je prends des décisions rapidement et je concrétise mes idées avec fluidité.
Ici, j’ai vécu une succession de « stop and go » tout au long de la construction.

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Plutôt que résister ou ruminer, j’ai choisi d’accueillir ces ralentissements, de les intégrer au processus.

 

Et, finalement, d’apprendre.

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À suivre : Ombres et lumières.

À suivre prochainement : Épisode 3 - Ombres et lumières
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