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  • Catherine Redelsperger

Anti manuel du dialogue 1


Monsieur Duduche est un vrai manager. Ses collaborateurs l’ADORENT. Il ne se lasse pas de raconter à sa femme que « vraiment, ils me respectent. Tu verrais comment le silence se fait quand j’entre dans l’open space. Ils sont tout sourire. Et quand j’ai mes points à date avec eux » - car monsieur Duduche lui, contrairement à d’autres, mène comme une horloge de haute précision ses points à date – « ils sont tout ouïe. Ah voilà des collaborateurs qui aiment apprendre ! »

Monsieur Duduche se plaît à dire que tout tient dans l’art du dialogue en tête-à-tête. Il se tient à des règles qu’il partage sans compter :

  • Pour avoir des réponses précises : poser des questions précises qui commencent par Est-ce que ? Pensez-vous que ? Pourquoi ? Cela fait gagner du temps. Votre collaborateur sait immédiatement quelle est la bonne tendance, quelle est votre opinion. En douceur, il peut manifester qu’il est d’accord avec vous sans avoir besoin de risquer sa propre opinion, ni de flagornerie ostentatoire.

  • Pour avoir du résultat : coincer le collaborateur dans une injonction paradoxale par exemple « Prends ton temps pour me répondre mais dans une heure je veux que cela soit mis en place » – « Je te le demande d’un ton très ferme : sois spontané » – ou dans tout compliment retors « J’ai cru sincèrement que tu aurais pu aller beaucoup plus loin » Pourquoi ? Rien de mieux que la bonne pression, la désorientation et la culpabilité. Un vrai moteur positif. Un collaborateur serein n’est pas mobilisé. Il faut trouver son moteur. Et quoi de mieux que le sentiment de ne pas être à la hauteur, et encore mieux de savoir qu’on ne pourra pas être au top !

  • Pour le développement des collaborateurs : leur demander de faire comme vous avez toujours fait. Pourquoi ? Un bon collaborateur est un outil, un prolongement de vous-même. Vous vous démultipliez grâce à lui. Vous l’instruisez. Vous êtes le modèle. Il est toujours d’accord avec vous. Quel bonheur !

  • Pour montrer de l’écoute : leur laisser au maximum 20 % de temps de parole dans un tête-à-tête. Pourquoi ? Parce que c’est vous le manager ! Donc, c’est vous qui savez et qui avez 80 % de temps de parole ! Et n’oubliez pas de demander à votre collaborateur de prendre des notes : il doit boire vos enseignements.

Anti manuel du dialogue 1 : Pour bien dialoguer, être dans la réciprocité, c’est très très dangereux !

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